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L'Art de la pêche


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Elevage vs sauvage

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Kimi du 22





MessageSujet: Elevage vs sauvage Ven 03 Oct 2008, 08:41

Salut à vous Wink

Bon, je constate que chacun de vous en connait une partie de ce que je vous révéler Wink

J'ai trouvé ce livre datant de 2001 fort intéressant à savoir + sur les poissons d'élevages et sauvages.

*La consommation du poisson a permis aux premiers humains de devenir plus intelligents: il contient du DHA, un acide gras reconnu par ses bienfaits en matière du développement des yeux et du cerveau.
Aujourd'hui encore, manger du thon plus d'une fois par semaine diminue de 40% les risques de développer des dégénérescences de la rétine ( un cas de mon handicap )- un facteur majeur de la cécité chez les personnes âgées.
Ce n'est pas tout: plus généralement, les acides gras présents dans le poisson préviennent aussi efficacement les maladies cardiovasculaires.

Le poisson est donc un élément essentiel pour la santé,, mais les conditions de plus en plus industrielles de l'élevage et de la pêche, bien souvent, dégradent sa qualité, polluent et affaiblissent les ressources naturelles.
Un seul chiffre: 90% des gros poissons (morues, thons, espadons, requins, églefins, raies, colins, flétans etc.), cibles favorites des pêcheurs ont disparus...
'estampille"poissons sauvage" fait vendre.
Les poissonniers le savent bien: en 2001, une enquête a prouvé que parmi les poissons étiquetés" sauvages" un sur quatre était en réalité issu de l'élevage.
Depuis 2002, la loi oblige les commerçants à plus de transparence.
Ce qui a réduit la fraude sans pour autant la stopper: les grandes surfaces respectent plutôt la réglementation, mais celle-ci n'est pas toujours suivie sur les marchés et chez certains poissonniers...

Pourquoi cacher la provenance du poisson ?
Quelle est la qualité du poisson d'élevage ?
Quant au poisson sauvage, que est l'impact des pollutions telles que les marées noires et autres rejets toxiques?
Comment consommer du poisson sauvage sans ratisser les fonds marins déjà désertés par de nombreuses espèces ?
L'aquaculture est elle une solution?
Et enfin, quels sont les labels qui garantissent à la fois un poisson de qualité et respectueux de l'environnement ?
Ce livre apporte des réponses simples à mettre en pratique dès les prochains achats chez votre poissonnier.

*Quels sont les poissons d'élevage ?

Seuls certains poissons peuvent être élevés: ceux dont on maîtrise bien le cycle de vie et qui s'adaptent aux conditions de l'élevage (captivité, alimentation...)
Nous ne nous intéressons ici qu'aux "poissons de table", ceux qui aboutissent dans notre assiette, sans séparer systématiquement les poissons marins et d'eau douce: de nombreuses espèces sont élevées dans ces deux milieux (anguilles, saumons et loups= bars notamment).

*Les espèces d'élevage en vente dans le commerce.

La Truite.

Aujourd'hui, la totalité des truites commercialisées est issue de la pisciculture.
L'élevage le plus répandu en France et en Europe est d'ailleurs celui de la truite arc-en-ciel pourtant originaire d'Amérique du Nord.
*Mode de production: la truite est essentiellement produite de manière intensive dans des bassins artificiels en eau douce.

*Intensif: le poisson produit de A à Z.

L'élevage intensif, de loin le plus répandu, prend en charge toutes les étapes du développement de l'animal: les larves ou alevins sont produits en écloseries, les juvéniles et les adultes grossissent dans des cages flottantes ou en bassins séparés, et toute la nourriture est apportée par l'éleveur.
Le poisson n'a presque aucun contact avec son milieu naturel.
L'éleveur utilise en outre des techniques élaborées- pompage, chauffage, aération..., grandes consommatrices d'énergies, afin de produire dans un temps et un espace aussi réduits que possible la plus grande quantité de poisson.

*Prenons expl de la truite arc-en-ciel.
Avant même sa naissance, son cycle de vie est déjà pris en charge par l'éleveur.
Les géniteurs sont sélectionnés en fonction de plusieurs critères: morphologie, robe, taille des nageoires, taux de matières grasses...
Aussi, chez les truites, comme chez les saumons, on donne des hormones aux poissons pour qu'ils changent de sexe et deviennent exclusivement des producteurs donnant naissance à des femelles monosexes.
Et, en pratiquant un choc thermique sur les oeufs, on parvient à fabriquer des poissons stériles.
On a ainsi créé des poissons triploïdes, c'est à dire avec trois jeux de chromosomes au lieu de deux, habituellement hérités du père et de la mère.
Objectif: ne produire que de la chair et pas d'oeuf.
A l'âge de la maturité sexuelle, ils grossissent donc deux à trois fois plus vite que dans la nature.
Ils sont aussi plus gras et parfois sans saveur.

à suivre Wink

kim.
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Kimi du 22





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Sam 04 Oct 2008, 07:55

Salut les gars et fifillesssss flower

suite: Poissons d'élevages/Poissons sauvages.

*Lorsque les jours et la température de l'eau diminuent, la saison de la ponte arrivve (d'octobre à juin).
La truite arc-en-ciel originaire de l'Ouest américain, ne peut pas se reproduire dans les rivières européennes-les oeufs restent enfermés dans le ventre de la femelle- sans l'intervention de l'homme.
Régulièrement, l'éleveur repère donc les truites prêtes à pondre avant de leur presser sur le ventre pour récolter les oeufs.
Puis après avoir prélevé le sperme sur les mâles matures, il peut procéder à la fécondation.
Il faut dix à douze mois pour que la truite atteigne environ 250 g.
A l'état sauvage, au bout de deux ans elle pèse 1kg, mais en élevage, au même âge, le poisson pèse déjà 3 kg !
On peut comparer sa croissance à celle d'un poulet de batterie.
Cette évolution rapide est due au savoir- faire du "maître d'élevage" qui réunit en permanence toutes les conditions les plus favorables au développement rapide du poisson (température- alimentation...).
Les individus sont répartis dans différents bassins en fonction de leur âge et de leur taille.
Plutôt solitaire et territoriale à l'état sauvage, la truite devient très sociable en élevage mais n'en reste pas moins exigeante.
Ce poisson délicat ne vit que dans les eaux vives, courantes, froides (10- 15 ° C) et bien oxygénées.
Cela explique pourquoi les fermes truticoles s'installent à proximité des rivières de qualité près des sources.

2* Quelle nourriture ?

Les poissons d'élevage intensifs, toutes espèces confondus, mangent exclusivement des farines à base de poissons parfois mêlées de végétaux.
Ce qui ne semble pas contre-nature puisque nombre d'entre eux sont effectivement carnivores.
Les pêcheurs le savent bien: la truite par exemple s'attrape avec un petit poisson comme le vairon.
Par ailleurs, des algues et des protéines végétales de lin, d'arachide, de soja et de colza sont également utilisées dans la fabrication de ces farines.
Sans oublier les vitamines, les minéraux et les fibres.
Un éleveur de bars et de daurades indique par expl que l'alimentation de ces poissons est constituée à 50% de farines de poissons, le reste étant composé de produits et sous-produits de graines oléagineuses, de céréales, d'huiles de poissons et de graisses végétales.
Pour certaines espèces, il faut ajouter à cela un complément minéral et vitaminé ainsi qu'un conservateur (antioxydant) et parfois un additif, ce qui peut poser problème.
La qualité du poisson d'élevage.
Tout comme la nourriture, la qualité de l'eau et des soins portés aux poissons doit être maximale: l'aération de l'eau, la température et la quantité des différents remèdes distribués aux poissons font l'objet d'un contrôle permanent et précis.
L'élevage intensif a pour propriété la productivité.
Outre quelques avantages pour le consommateur, cette pisciculture, lorsque le rendement est excessif, peut comporter des risques réels pour la santé humaine et l'environnement.

3* J'en reviens à ce chapitre.

Les espèces d'élevage en vente dans le commerce.

Truite.

Aujourd'hui, la totalité des truites commercialisées est issue de la pisciculture.
L'élevage le plus répandu en France et en Europe est d'ailleurs celui de la truite arc-en-ciel pourtant originaire d'Amérique du Nord.

*Mode de production: la truite est essentiellement produite de manière intensive dans des bassins artificiels en eau douce.

*Consommation: autrefois, ce poisson avait bonne réputation.
Il souffre aujourd'hui d'un élevage souvent trop industriel qui produit une chair fade.
Mais les progrès réalisés et surtout les élevages bio récents lui rendent sa saveur d'antan.

Saumon.

Quatre-vingt- quinze pour cent du saumon consommé en France est issu de l'élevage et importé notamment de Norvège et d'Ecosse.

*Mode de production:

Le saumon atlantique est élevé de manière intensive dans des cages flottantes en mer.
Quant au saumon pacifique, il est plutôt élevé de manière extensive, grâce à la technique du "parcage marin" saumon sous vide.

*Consommation: ce mets de fête reste le poisson préféré des Français.
Pourtant les conditions d'élevage parfois aussi peu respectueuses de l'environnement que de la santé humaine ont fait baisser fortement la qualité globale du saumon.

3* Bar, Daurade et turbot.

Plus de la moitié des espèces maritimes commercialisées telles que le bar
( 3000 tonnes), la daurade royale (1 2OO tonnes), et le turbot (910 tonnes)
est issue de la pisciculture.
Le bar grand chasseur à la ligne fuselé, se fait appeler loup dans les régions méditerranéennes.

*Mode de production

Le bar et la daurade s'élèvent dans des bassins en mer du Nord ou en façade atlantique et dans des cages flottantes de pleine mer en Méditerranée.
Le turbot est produit dans des bassins artificiels, à terre.

*Consommation:l leur chair ferme et leur bon goût mettent ces poissons d'élevage presque à la hauteur des sauvages;

Tilapia.

D'origine africaine, ce poisson est l'un des plus élevés au monde.
Celui vendu en France arrive d'élevages intensifs du Zimbabwe, du Costa
Rica et de Jamaïque essentiellement.

*Mode de production: Le tilapia peut s'élever à basse densité en polyculture- avec d'autres espèces- ou en élevage intensif.
Il se cultive en étang, bacs et cages, en eau douce ou salée.
Végétariens, très féconds et particulièrement résistants aux maladies, ces
"poulets d'aquaculture" se reproduisent tellement vite que les éleveurs doivent parfois intervenir pour permettre aux tilapias de se développer complètement sans s'asphyxier mutuellement.

*Consommation: son goût presque absent et sa mauvaise réputation sanitaire- aujourd'hui injustifiée- en font un poisson mal aimé des consommateurs.
C'est dommage car sa consistance est appréciable et ce poisson végétarien peut facilement faire l'objet d'une culture respectueuse de la nature.

4* Les crustacés.

En aquaculture, on rencontre principalement des crevettes, mais aussi des crabes- notamment en Chine-, des écrevisses et des langoustes dont l'élevage reste faible.

*Mode de production: les crevettes sont surtout élevées en mer, en milieu tropical.

*Consommation: dans certains cas, la crevette importée de pays lointain n'est pas un achat responsable.
Au tiers monde, la crevetticulture, en plus de polluer l'environnement à grande échelle, a ruiné bon nombre de petites exploitations vivrières.

*Les autres.

Nous avons cité les poissons d'élevage les plus répandus dans nos commerces, mais il en existe beaucoup d'autres.
N'oublions pas la carpe qui alimente l'aquaculture vivrière de nombreux pays chauds ou subtropicaux (Chine, Inde, Indonésie...), ni la sériole dont la culture reste limitée: elle est tributaire des jeunes poissons sauvages.
Mentionnons enfin le maigre, l'anguille, le mulet, le chinchard, la muge, la sole, le poisson-chat, le brochet, la perche, et même l'esturgeon qui font également partie des poissons d'élevage commercialisés.

à suivre: kim Wink
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olivier91





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Sam 04 Oct 2008, 12:50

Je suis !!
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Kashima





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Sam 04 Oct 2008, 16:27

kim du 22 a écrit:

Ce n'est pas tout: plus généralement, les acides gras présents dans le poisson préviennent aussi efficacement les maladies cardiovasculaires.
kim.


Ben ceux que j'ai mangé ne devaient pas être au courant !!! lol! lol! lol!

Sinon, je suis aussi ... et je relance de 20 ...
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Le Grand blanc





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Sam 04 Oct 2008, 16:28

Egalement duff


Belote .....
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Kimi du 22





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Sam 04 Oct 2008, 16:33

Salut Kashima Wink

Entièrement d'accord avec toi, d'ailleurs j'en ai parlé sur le premier chapitre que le poison est un apport très bénéfique pour la santé Wink

kim.
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Kashima





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Sam 04 Oct 2008, 16:36

kim du 22 a écrit:
Salut Kashima Wink

Entièrement d'accord avec toi, d'ailleurs j'en ai parlé sur le premier chapitre que le poison est un apport très bénéfique pour la santé Wink

kim.


C'est pour ça que je continue la clope !! lol! lol! lol!
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Le Grand blanc





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Sam 04 Oct 2008, 16:40

Citation:
*Consommation: ce mets de fête reste le poisson préféré des Français.
Pourtant les conditions d'élevage parfois aussi peu respectueuses de l'environnement que de la santé humaine ont fait baisser fortement la qualité globale du saumon.


C'est un poisson aux qualités nutritionnelles multiples. Il offre un apport en protéines, en vitamines et surtout en graisses poly-insaturées - les fameux omega-3. L'apport calorique est en moyenne de 200 calories pour 100 grammes. Fumé, le saumon offre une forte teneur en sodium et son apport calorique est quelque peu réduit à 180 calories les 100 grammes.

Le saumon est l'un des poissons les plus gras de nos eaux, bref son prix est bien plus abordable qu'il y a une dizaine d'années.
Autrefois seul les plus fortunés pouvaient en déguster, maintenant son prix nous permet d'en manger à longueur d'année.
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olivier91





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Sam 04 Oct 2008, 20:45

Kashima a écrit:
C'est pour ça que je continue la clope !! lol! lol! lol!


Mange du poisson déjà... fumé !! lol!
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Kimi du 22





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Dim 05 Oct 2008, 08:03

Bonjour les gars Wink

Les espèces d'élevage en développement.

Le nombre d'espèces élevées augmente sans cesse.
Le cabillaud (aussi appelé morue) et le thon rouge figurent en tête des candidats à l'élevage.
Le thon rouge, un gros prédateur à la silhouette oblongue-- très apprécié des Japonais qui paient sa chair à prix d'or-, n'est pas encore vraiment élevé, mais seulement engraissé, après avoir été pêché à l'état sauvage.
Le hareng, l'anchois, font aussi l'objet de piscicultures expérimentales ou en développement.

*L'aquaculture en chiffres.

Monde.

.L'aquaculture est passée de 10 à 30% de la production aquatique mondiale entre 1990 et 2001.
.90% de l'aquaculture est concentrée en Asie.

France.

Poisson d'élevage en France, en tonnes.

Consommation des Français: 176 000
Importation : 140 000
Exportation : 25 000
Production eau douce : 56 000*
Production eau salée : 7 000

Rapport pêche/ élevage dans la production Française de poisson (en tonnes)

Pêche : 600 000
Elevage : 63 000


Part de l'élevage sur les étales Français.

Espèces Elevage en %

Truite 100
Saumon 95
Daurade royale 80
Turbot 60
Bar 50


La France est notamment la seconde productrice de truites au monde juste après le Chili, avec 40 6000 tonnes en 2000.


voilà terminé pour aujourd'hui Wink
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Kashima





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Dim 05 Oct 2008, 09:31

De toute manière avec la raréfaction du poisson (même en mer, je le constate méchamment depuis presque 2ans), il est clair que pour assurer la nourriture de l'être humain (mais aussi de nos animaux de compagnie), on s'oriente de plus en plus vers l'élevage intensif de toutes les espèces possibles.

A voir maintenant quelles sal....ries on nous fais manger ! bounce
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Kimi du 22





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Dim 05 Oct 2008, 10:57

Salut.

Que veux-tu Evil or Very Mad

C'est ca le progrès requin

As- tu vu le film le soleil vert .

Ce n'est pas à espérer que l'on arrive à ce stade;

kim
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Kashima





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Dim 05 Oct 2008, 16:21

kim du 22 a écrit:
Salut.

Que veux-tu Evil or Very Mad

C'est ca le progrès requin

As- tu vu le film le soleil vert .

Ce n'est pas à espérer que l'on arrive à ce stade;

kim


J'ai vu le film en effet.

Manger du vieux ... beurk ... lol! lol! lol!
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Kimi du 22





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Lun 06 Oct 2008, 07:39

Salut à vous Wink

*Les techniques d'élevage.

Au Moyen-Âge, les moines, qui devaient respecter l'abstinence de viande le vendredi et en période de carême, furent les premiers aquaculteurs européens.
Ceux qui vivaient loin de la mer commencèrent à s'intéresser à l'élevage des carpes afin de satisfaire leurs besoins en protéines animales.
Puis les premières écloseries de truites firent leur apparition à la fin du XVIIIe siècle, lorsque la diminution du stock dans les rivières devint un réel problème.
D'abord utilisée dans le but de repeupler les milieux naturels, la pisciculture amena ensuite les jeunes poissons à maturité, pour la consommation.

Les techniques ont beaucoup évolué depuis.
On les classe aujourd'hui en fonction du degré d'intervention de l'homme:
depuis la pisciculture dite" extensive"- peu d'individus sur une grande étendue- jusqu'à celle, dite éintensive" dont l'objectif est de produire le maximum de poissons dans un petit espace, en passant par l'élevage "semi- intensif".

1* Extensif: dans la nature.

Cette exploitation se limite généralement au lâcher de jeunes individus.
L'éleveur s'appuie ensuite au maximum sur les ressources préentes naturellement: les poissons consomment la nourriture disséminée dans le milieu aquatique et sont récoltés une fois adultes.
L'élevage extensif en eau douce ou saumâtre se déroule dans des étangs où les poissons se nourrissent surtout de plancton présents naturellement dans le milieu.
Certains pisciculteurs peuvent néanmoins fertiliser leurs étangs ou apporter une alimentation complémentaire à base de céréales.

Une autre technique, le " pacage marin", concerne surtout les poissons migrateurs tels que les saumons.
Ceux-ci migrent d'eau douce en eau de mer, mais reviennent systématiquement à leur point de départ- leur lieu de naissance en quelque sorte- avec une précision étonnante.
Les éleveurs se szevent de cette habitude pour exploiter le poisson.
Ils produisent des juvéniles de saumon en eau douce avant de les lâcher au moment de la "dévalaison"- lorsqu'ils descendent les rivières pour rejoindre la mer.
Puis ils capturent les mêmes individus devenus adultes, soit en mer, soit lorsque caux-ci, au retour de leur migration, reviennent à leur point de départ, pour se reproduire.
L'essentiel de la pêche actuelle du saumon pacifique est basée sur cette technique extensive.

Les Etats-Unis et le Canada relâchent ainsi 1, 5 milliards d'alevins dans leurs rivières.
Ils en "recapturent" ensuite entre 1 et 5%, ce qui est très rentable.
Les Japonais, qui pratiquent eux aussi cette méthode pour le saumon, envisagent de l'utiliser pour repeupler l'océan en thons.
Pour l'instant faute d'être vraiment élevé, le thon est seulement engraissé selon la technique de "l'embouche" qui vient d'Australie et se développe rapidement sur le pourtour Méditerranéen.
De jeunes poissons sauvages capturés vivants, puis enfermés dans des cages sont remorqués vers des fermes marines de pleine mer où on les nourrit de "poissons fourrage" (poissons entiers pêchés) afin de les engraisser avant de les vendre.

à suivre, kim.
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olivier91





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Lun 06 Oct 2008, 11:11

Kashima a écrit:
J'ai vu le film en effet.

Manger du vieux ... beurk ... lol! lol! lol!


C'est du vieux recyclé.... c'est meilleur !!
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MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Lun 06 Oct 2008, 11:12

Les élevages en mer..... quand on voit ce que les fleuves rejettent comme saloperies...récemment la Seine et le Rhône !!! :affraid:
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MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Lun 06 Oct 2008, 11:43

Salut Olivier Wink

Comment ne pas répondre à ta réaction, alors que tout va très mal.

On entend plus que, pollutions intences sur bien de régions que ce soit en eau douce ou de mer, tout est touché.

Consommer du poisson aujourd'hui fait peur aux pêcheurs au point de vu santé quand on sait à quel niveau est atteint notre écosystème.

kim.
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Kimi du 22





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Mar 07 Oct 2008, 08:57

Bonjour à vous Wink

3. Semi-intensif:

Entre nature et culture.

Cette pisciculture de distingue de la pisciculture extensive par un apport plus important de nourriture complémentaire du fait d'une densité plus élevée d'individus.
L'élevage semi-intensif passe par un élevage en enclos, en lagune aménagée ou en bassin de terre.
Il concerne essentiellement des espèces telles que les loups, les daurades, les muges, les anguilles, et les crevettes en zone tropicale.
Autrefois composée de broyats de possons et de crustacés sans valeur marchande.
L'alimentation complémentaire se présente aujourd'hui sous formes de granulés ou de farines dont la composition favorise une crossance importante et rapide.
La qualité de cette nourriture détermine en grande partie celle du poisson élevé.
La composition de l'alimentation, proche de celle employée en élevage intensif, est détaillée dans la partie suivante.

PS: chapitre déjà cité en tout début de livre.

kim.
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Kimi du 22





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Mar 07 Oct 2008, 09:16

Désolé, j'avais oublier de le notifier.

ntensif* le poisson produit de A à Z Wink
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Kimi du 22





MessageSujet: Re: Elevage vs sauvage Mer 08 Oct 2008, 06:35

Salut à vous Wink

*La qualité du poisson d'élevage.

Fraîceur.

1*Quelle que soit l'espèce, le poisson d'élevage est souvent plus frais que le poisson sauvage: dans bien des cas, l'éleveur ne récolte ses poissons qu'une fois qu'il a reçu la commande du commerçant.
De nombreux supermarchés nouent aujourd'hui des partenarias directement avec les éleveurs afin de réduire au maximum les intermédiaires et d'être approvisionnés au plus près de leurs besoins.
Lorsqu'il est issu de la pisciculture, le poisson bénéficie également d'une traçabilité: on sait d'où il vient.
Tout cela est impossible avec le poisson sauvage.
On le pêche sans savoir à l'avance dans quels délais ni par quels chemins il va parvenir dans l'assiette du consommateur.

Bars, daurade et turbot: la saveur sauvage.

2*préfèrent acheter du poisson sauvage, arguant qu'il a le meilleur goût.
Cependant lors d'une dégustation, des consommateurs ont comparés à l'aveugle des bars sauvages et d'élevage.
Les résultats ne montrent pas de préférence significative pour le sauvage.
De même, différencier un turbot d'élevage d'un sauvage s'avère presque impossible.
Idem pour la daurade royale.
Le bar et le turbot se distinguent même par l'obstention du Label Rouge, preuve qu'il est possible de produire de bons poissons d'élevage.
La qualité du turbot français est même saluée par les amateurs les plus avisés, puisque les Japonais en importent.

Salmonidés: saveurs oubliées.

3*En revanche, on peine à retrouver certains goûts authentiques sur des poissons comme la truite et le saumon.
Récemment, une dégustation d'experts consistait à comparer à l'aveugle,
vingt-quatre saumons fumés issus de l'élevage.
Nul besoin d'entrer dans les détails du classement, les goûteurs ont tout simplement trouvé que la plupart des saumons avaient un goût déplorable de rance..."
Rarement la dégustation d'un mets aura été aussi médiocre, voire désagréable.
La bérézina ! " ont déclaré les goûteurs.
Ou est donc passé le goût du saumon qui ravissait nos papilles pour les frandes occasions ?
Le saumon sauvage est devenu presque introuvable aujourd'hui.
Et le bon saumon d'élevage se fait rare.
Son alimentation variée et vivante donne à la chair du saumon sauvage une saveur toute particulière impossible à obtenir en élevage intensif.
Cela dit, nous verrons plus loin qu'il existe du poisson d'élevage de qualité,
et comment le reconnaître (voir Comment acheter un poisson d'élevage savoureux et respectueux de l'environnement.

à suivre:

kim Wink
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