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L'Art de la pêche

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Le sandre par lui mème

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kim du 22





MessageSujet: Le sandre par lui mème Mer 22 Sep 2010, 23:36


Bonjour les gars Wink

Comme vous devez le savoir, ce poisson magnifique, de la famille des percidés, est originaire de l'Europe Centrale. Venant du bassin du Danube, il s'est tout d'abord implanté en Allemagne, par alevinage, aux environs des années 1900.

C'est quelques décennies plus tard qu'il est apparu dans l'Est de la France et dans le bassin du Rhône, introduit, semble t-il par les allemands pendant les années de guerre 1940- 1945. On assiste alors à un changement radical de ses moeurs. Il était réputé dans le centre de l'Europe, pour sa fréquentation des grands fonds,
dans lesquels sa population semblait stable, or, sans doute à la suite de mutation, il fréquente en France des eaux assez peu profondes, plus tièdes, dans lesquelles il prolifère.

A la suite de déversements effectués par des associations de pêche, dans les années 1950 à 1960, il se multiplie et se répand dans le cour inférieur de nos grandes rivières.Il se déplace fréquemment à la recherche d'une nourriture composée pour l'essentiel de petits poissons.
Au moment du frai en avril et mai, sa ponte est estimée à 200 000 oeufs par kilo de femelle, qui sont accrochés aux pierres, aux végétaux aquatiques, ou aux racines immergées.

Grégaire, il vit en groupe dont le nombre de sujets s'amenuise à mesure qu'il grossit.
Les premières années de sa présence massive dans un cours d'eau se traduisent généralement par une destruction de petits sujets des différentes espèces
habitant les lieux. Il est sans doute à l'origine de la disparition temporaire des goujons, ablettes, spirlin, brèmettes etc...
Cependant, la nature reprenant ses droits, on voit réapparaître, au bout de quelques années et de façon ponctuelle les espèces que l'on croyait disparues à jamais..

Il s'alimente surtout en période fraîche. Sa consommation ne semble guère différente (en poids) de celle du brochet: 7 à 8 kilos de poissons pour accroître son
poids de 1 kg. Cependant dans un même biotope, le nombre des sandres étant nettement supérieur à celui des brochets, cela entraîne une destruction globale
importante.

Sa croissance est fonction de la capacité biogénique du milieu dans lequel il vit. Il est, avec le brochet l'un des plus grands carnassiers de nos eaux douces.
Sa durée de vie ne dépasse guère 13 ans, correspondant semble t-il à un poids voisin d'une dizaine de kilos. Sa taille minimale de capture est de 35 centimètres
à l'exclusion de quelques départements qui possèdent des voies navigables ouvertes au trafic de la batellerie.
Dans ces eaux, les cyprinidés risquent d'être atteints de bucéphalose, maladie qui engendre des nécroses et dont le sandre est un vecteur, sans pour autant en
subir les effets.

Lorsqu'il est capturé dans un milieu relativement propre, le sandre à une chair ferme et délicate, très recherchée commercialement par son goût et la facilité de
consommer ses filets, sans arêtes, c'est certainement le meilleur poisson de nos eaux douces.

voilà, kim

Article datant de 1986.

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manu.prowess





MessageSujet: Re: Le sandre par lui mème Mer 22 Sep 2010, 23:58

24ans mais toujours d'actualité =)
Bien expliqué en tout cas. :cheers:
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http://www.skyrock.com/
daniel





MessageSujet: Re: Le sandre par lui mème Jeu 23 Sep 2010, 00:33

la taille est de 40 cm minimum par endroit, ce qui est beaucoup trop petit, je ne parle pas en tant que viandar mais comme une personne qui voit ses sandres de petites tailles partir au resto du coin pour quelques euros par des pêcheurs qui ne mesure que très peu l'impact qu'ils produisent sur les captures futur !!
merci pour ces infos Surprised
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ch-dam





MessageSujet: Re: Le sandre par lui mème Jeu 23 Sep 2010, 05:11

Et dire que ce poisson faisait peur, au point d'avoir tenté de lui faire une sale réputation !

Merci kim Wink
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Le sandre par lui mème Jeu 23 Sep 2010, 05:28

Merci maître Kim
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Maxx





MessageSujet: Re: Le sandre par lui mème Jeu 23 Sep 2010, 06:22

Tout à fait d'accord avec Daniel, chez moi dans le 71 la taille est de 40cm mais c'est vraiment petit.
Quand on voit certains pecheur venir avec les echosondeurs dans de tout petit étang scratch Evil or Very Mad Evil or Very Mad
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flo21





MessageSujet: Re: Le sandre par lui mème Mar 05 Oct 2010, 07:44

l'echosondeur ne fait pas sauter le poisson dans la barque tu sais. je fait pas l'apologie de ceux qui utilisent des sondeurs, mais quand j'entend ça ou que je le lis ça (dans le cas présent), je trouve pas que ce soit un argument bien valable.

en tout cas, abstraction faites de certaines incohérence avec les écris scientifique actuel je me rend compte que KIM sais s'instruire comme il faut pour pouvoir restituer des posts de qualité ^^

félicitation et merci encore l'ami
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Maxx





MessageSujet: Re: Le sandre par lui mème Mar 05 Oct 2010, 08:13

Je ne suis pas contre les echosondeurs, quand ils sont utilisés pour trouver d'éventuel poste aidant à prendre du poisson, par exemple trouver une fosse se situant à 100m du bord en lac, etc, et que celui-ci est remis à l'eau. Mais dans ma région certains soit disant pecheurs viennent avec les echosondeurs pour prendre un maximum de poissons pour soi les manger, soit remplir leurs étangs privé, et ça ça le don de m'énerver.
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kim du 22





MessageSujet: Re: Le sandre par lui mème Mar 05 Oct 2010, 08:55


Salut à vous Wink

Mes connaissances je les ai acquis en lisant beaucoup du Michel Duborgel,Albert Drachkovitch et bien d'autres comme J.C. Tanzilli .
J'aurais bien aimé vous mettre des photos mais j'ai eu un problème avec mon ancien P.C. qui m'a fait perdre beaucoup de fichiers concernant la pêche d'hier.

Voilà, mais j'ai encore pas mal d"articles à ma disposition Wink

MERCI de me lire.

kim
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kim du 22





MessageSujet: Re: Le sandre par lui mème Mar 05 Oct 2010, 09:27


Monsieur A.Drachkovitch

http://i27.servimg.com/u/f27/15/57/05/45/04212.jpg
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kim du 22





MessageSujet: Re: Le sandre par lui mème Mar 05 Oct 2010, 09:30


Monsieur M.Duborgel





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kim du 22





MessageSujet: Re: Le sandre par lui mème Mar 05 Oct 2010, 23:06

Bonjour à vous

Sujet déjà traité, pour ceux qui voudrait savoir qui était ce grand Monsieur .


ment je pêche le brochet.

Message par KIM DU 22 le Mar 30 Déc - 10:18
Bonjour à vous Wink

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un grand Mr surnommé "pape de la pêche"

*Michel Duborgel fut le "pape de la pêche".
Au cours de sa longue carrière, il prit à peu près, tout ce qui porte écailles et nageoires.
Mais il garda toujours une affection "particulière" pour deux poissons: le saumon et le brochet, probablement parce que c'est grâce à eux qu'il vécut de sa pêche pendant de longues années.
Grâce à ses nombreux articles (en particulier dans "la pêche des poissons") et à ses livres- dont le fameux "traité pratique de la pêche en eau douce"
il influença considérablement les pêcheurs français et, aujourd'hui encore nombreux sont qui lui vouent une admiration sans borne.
Parce qu'il fut un imence pêcheur, parce qu'il était notre ami, nous avons voulu qu'il soit présent dans ce hors-série "carnassiers" et nous reproduisons un article paru dans notre revue en 1977 à la lecture duquel on constate qu'en matière de brochet, Michel connaissait la question et ce qu'il disait il y a près de 15 ans et + encore est toujours valable aujourd'hui.
D.M.

*Par Michel Duborgel.

Au cours de ma carrière de pêcheur, j'ai eu, du congre au thon et à l'espadon, des poissons bien plus grands que le brochet au bout de ma ligne.
Et, du merveilleux fuseau d'argent qu'est un saumon de montée au "feu d'artifice" qu'est une coryphène au moment où on l'embarque, j'en ai pris bien de bien plus beaux que lui, qui, c'est le cas de le dire, ne manque cependant pas de gueule... dans les deux sens du terme !

*Mais, même en ajoutant que de l'ombre et de l'omble au turbot et à la sole, j'en ai pris aussi dont la chair est encore bien plus savoureuse que la sienne, il n'en est pourtant aucun, parmi tous ceux que j'ai "taquinés" avec plus ou moins du bonheur, qui puisse lui disputer la place très particulière qu'il occupe dans mon esprit.
Comment, en efet pourrais-je oublier que, si le brochet n'avait pas existé ou, plus exactement, si, durant la première moitié des années 1930, il avait été ausi rare qu'il l'est aujourd'hui dans le coin du Val de Loire où les hasards de la vie m'avait conduit, je n'aurais sans aucun doute jamais pris la décision d'essayer de n'être qu'un pêcheur à la ligne vivant du produit de sa pêche ?

Et, comment pourrais-je oublier que c'est donc à lui que je dois d'avoir vécu, depuis lors, d'une façon telement hors du commun que, malgré les périodes plus ou moins misérables qu'il m'a fallut traverser et malgré le mépris qu'il m'a fallut subir de la part de toute une ribambelle de "pisse-froid" des deux sexes, je ne puis que me réjouir d'avoir osé la prendre, cette décision qui, en définitive, ne m'a pas trop mal réussi ?
Vive donc Messire Grand Gousier, poisson que j'ai tenté de prendre de mille et un manières pour n'en retenir aujourd'hui les plus subtiles ou les plus originales et, surtout, poisson dont certains amis m'ayant vu "sur le tas" disant que je n'ai plus rien à apprendre sur lui... alors que, en novembre dernier comme en bien d'autres occasions, j'ai encore appris quelque chose à propos de ses tenues possibles, tenues que voici.

Tout d'abord :
*De la recherche raisonnée des postes à brochets.

*Raisonnement tout simple:

Puisque, d'une part, c'est la température de l'eau et son degré d'oxygénation qui conditionne les tenues des poissons qui servent de "fourrage" aux brochets, et que d'autre part, qu'ils aient faim ou pas, ceux-ci aiment à avoir ceux-là à portée de dents, il n'est donc que de chercher tout d'abord où, selon cette température au fil des saisons, ce "fourrage" se tient le plus volontiers.
C'est à dire, grosso modo:
--En eau dormante, au long des ajoncs et des roseaux de bordure et des perrées à la saison froide; et, en été, auprès des "aérateurs" qui sont les herbiers de pleine eau.
--En rivière, plus dans le mort (remous et amortis) que dans le vif (courant) à la saison froide et plus dans le vif que dans le mort en été.
Mais, ceci n'étant qu'une règle générale, encore faut-il pour envisager la possibilité qu'il y ait un ou plusieurs brochets "le nez à la porte" savoir qu'il y a... fenil et fenil.
Par expl, pour ma part, j'ai remarqué ceci:
Histoire de changer "d'herberie", un banc de gardons peut fort bien passer au'dessus d'un banc de sable uniforme.
Mais, sauf si, en un point quelconque de cette étendue uniformément blonde, il y a une plaque de mousse d'un vert plus ou moins foncé (comme par expl, au pied de la paroi-amont d'un cul de grève de Loire formé depuis plusieurs mois), ou, encore sauf s'il y a, si étroit soit-elle, une de ces bandes mi-sablonneuses, mi-caillouteuses, qu'affectionnent les goujons, un brochet ne s'y pose jamais.
D'ailleurs, il n'est que de regarder sa robe mimétique pour comprendre qu'il préfère non seulement les endroits multicolores aux endroits unicolores mais qu'il aime surtout ceux ou les verts, les jaunes et les gris bleutés plus ou moins foncés dominent.
D'où, pour ma part de gars qui pense qu'on ne peut parler de vrai brochet qu'à partir de trois ou quatre livres, ma préférence pour les "fenils" suivants:

--En eau dormante:

a) En été, parages des herbiers de potamots, des nénuphars et de littorelles, où se mêlent précisément le vert plus ou moins foncé des feuilles et le vert clair et le jaune des tiges et des filaments affectionnés par les vrais gros rotengles et gros gardons "de fond" que les vrais gros brochets préfèrent aux ablettes, gardonneaux et autres "fretailles"...
Avec, à propos des eaux plus ou moins herbues, cet autre raisonnement possible...
< Si j'étais une grenouille, est-ce que je ma plairais dans ce coin là ?<
...Si, pour peu que vous connaissiez les moeurs de celle-ci, la réponse est oui, il y a très fortes chances pour que ce soit également un bon coin pour un brochet !

b) A la saison froide, créneaux, anses et couloirs au long des bordures de roseaux et d'ajoncs; surtout dans les parages des pelles de fond des étangs, c'est à dire au plus profond de ceux-ci, en lisière de la base du perré; mais avec, quand un redoux prolongé se produit en janvier-- c'est à dire juste avant la fermeture spécifique-, la possibilité de prendre un gros brochet femelle sur une grève en pente douce située aux abords d'une rigole d'amenée.

à suivre, si ça vous intéresse ?

kim. Wink Wink Wink Wink
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kim du 22





MessageSujet: Re: Le sandre par lui mème Mer 06 Oct 2010, 22:37



Bonjour à vous Wink :flower:


uite: de comment je pêche le brochet par M.Duborgel. Wink

--En rivière.

a) En été, en aval de tout obstacle suffisamment important pour créer un amont de courant, gros roc, pile, épave, herbier de pleine eau.
Mais même, quand il fait très chaud, derrière des obstacles nettement plus petits.
Par expl, sur une grève caillouteuse fréquentée par les hotus et les vandoises, un rocher (dit "tête-de-chat" en Loire) à peine plus volumineux que les galets qui l'entourent; ou encore, une cuvette tout juste assez profonde pour qu'un brochet puisse y abriter son museau, ou aussi, une de ces chevelures d'herbes sous lesquelles dans certaines rivières à truites, les brochets s'embusquent parfois en plein radier.

b) A la saison froide, dans tous les remous au long des rives; mais principalement aux embouchures des tributaires et dans les noues, bras-morts ou fausses-rivières.
....Avec, de ma part et qu'il s'agisse de rivière ou d'eau dormante, une attention particulière pour les parages des fiches d'amarrage et d'autres endroits susceptibles d'être fréquentés par des (bons) pêcheurs au coup (et donc amorcés); sans embêter ceux-ci sur leur coup pendant qu'ils pêchent, bien sûr, mais prêt à y faire virevolter un poisson mort dès que la place est libre !
Mais bref; que je ne sais pas tout: en novembre dernier, à un endroit où la rivière irlandaise l'Ernée s'élargit pour former un petit lac d'environ 200 mètres de large, j'aperçois à proximité d'une balise située presque au milieu de celui-ci une vache, qui, vue depuis l'endroit où je pêchais par au moins trois mètres de fond, me semblait être presque à pieds secs.
Puis arrive un bateau passant entre la balise et la rive d'en face, juste après son passage,je remarque à quelques mètres en aval de la vache, deux remous soudains; en allant voir cela de plus près, je constate qu'il y a là un haut-fond où, depuis ma rive jusqu'à la balise, l'eau m'arrive à peine à mi-mollets; avec, à plusieurs reprises au fur et à mesure que j'avançais vers la vache, la houle caractéristique provoquée par le démarrage d'un brochet.
...Un gardon sur la monture que nous verrons plus loin; un premier lancer sans grande conviction étant donné l'absence d'herbes et autres obstacles visibles dans si peu d'eau...
et mon poisson mort n'avait pas sans doute pas virevolté plus de trois ou quatre fois, alors que je n'avais pas eu une attaque à l'endroit profond et herbu qui me semblait idéal, que j'avais un brochet d'environ 6 livres au bout de ma ligne... Puis un autre de 9 livres;puis au bout de celle de deux amis alertés par mes soins, 5 autres à peu près de ce calibre là et pris à cet endroit dont, avant cette aventure, j'aurais pourtant parié qu'il ne valait rien à côté de celui où je les avais laissés !
Pourquoi ces brochets étaient-ils rassemblés à cet endroit ? Etait-ce un "fenil" garni de "fourrage" d'une espèce particulière ?
....Or, alors qu'en n'importe quel autre point de cette Ernée extraordinairement riche en poissons blancs, il suffit d'immerger un asticot ou le moindre fragment de ver pour prendre un gardon (ou une petite perche) dans les dix secondes suivantes, j'ai passé là plus d'une heure sans la moindre touche !
Quand je vous disais que j'ai encore bien des choses à apprendre ?

*Quel est mon temps préféré pour la pêche du brochet ?

Comme pour tous les autres poissons d'eau douce ou de mer, je préfère les vents d'aval (sud-est à nord-ouest) aux vents d'amont (nord, nord-est,est).
Je préfère également la pluie ou la neige au beau temps.
Mais, hormis le moment où, en novembre, les arbres pleurent leurs feuilles à chaudes larmes et hormis les jours où il gèle si fort que mon fil se bloque dans les anneaux de ma canne, je pêche le brochet en toutes saisons et par n'importe quel temps.
Et cela tout simplement parce que, comme ce prétendu "requin d'eau douce" est infiniment moins vorace qu'on l'a dit et redit, ce n'est pas sur sa faim que je compte, mais sur la certitude que j'ai, en pêchant d'une certaine manière, de finir tôt ou tard par le mettre en colère.
D'où:

*Comment j'aime pêcher le brochet.

A propos de la pêche au vif, pêche que je ne pratique plus qu'à certaines occasions, j'ai dit et redit combien, en remplaçant la plumette centrale du flotteur principal pour une plume de corbeau, ce flotteur devenait bien plus visible de très loin.
Cette plume faisant de succroît office de voile entraînant la ligne vers le large en eau calme et l'y maintenant... à condition de se placer vent arrière.
J'ai dit et redit, entre bien d'autres détails, que pour la pêche au vif "en fond" à la plombée coulissante, le simple fait de coincer un petit bouchon "conducteur" sur l'avançon d'acier empêche radicalement le vif de se planquer sur le fond:
J'ai souvent décrit toutes les manières d'accrocher un vif par le nez, par le dos, par la queue, par le c..., et donné la raison de ces diverses manière de faire.
Mais, sauf erreur, je ne crois pas vous avoir déjà donné le truc suivant, valable pour la pêche dans les fonds atteignant ou dépassant deux mètres.
En disposant, un second vif au bout d'un avançon d'acier de 27cm fixé à 60 cm au-dessus de l'émérillon d'articulation du bas de ligne inférieur, on obtient les avantages suivants:
--Comme les deux vifs ne tirent pratiquement jamais ensemble dans le même sens, on peut placer cette ligne dans un couloir entre deux herbiers sans risquer qu'elle soit immédiatement entraînée dans l'un ou l'autre de ceux-ci.
--Comme ils ne font pratiquement jamais le mort au même moment, il y en a toujours un des deux qui "réveile" l'autre.
Et, tout compte fait, ça s'agite beaucoup plus longtemps qu'un seul.
--Sans compter que, comme dirait le vieux Mathieu cher à mon talentueux
Henri Limouzin, deux vifs ça se voit deux fois mieux qu'un !
Bref, récemment, j'ai également décrit comment,à mon grand étonnement
certains pêcheurs allemands ou anglais prenaient, en Irlande, des (gros brochets à l'aide d'un hareng, d'un maquereau ou d'un gros gardon reposant sur le fond, tout à fait immobiles.
Remarque: depuis le début que je suis sur certains, jai toujours signalé cette façon de faire, mais avec le progrès et les nouvelles techniques sportives, les gars ont oubliés cette vieille pratique qui donnait bien.
Enfin !
Depuis, dans un lac de la région de Cavan, j'en ai même vu toute une tribu, de ces pêcheurs-là.
Et, comme j'ai nul envie d'ajouter un énième hareng à la ribambelle de ceux qu'ils disposent désormais sur le fond des lacs d'Irlande, voici les trois seuls procédés auxquels j'ai recours aujourd'hui:
à suivre:

kim. Wink
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kim du 22





MessageSujet: Re: Le sandre par lui mème Mer 06 Oct 2010, 22:42


*Comment je pêche le brochet par Michel Duborgel.

1: La sondée au vif.

Enfilée sur un crin monofil 35/100 en provenance d'un moulinet à tambour fixe monté sur une canne à vif (en verre creux) de 5,50 m, une olive de
20 g tronquée, ce qui donne environ 15 g.
(Pourquoi tronquée ? Parce que à condition de choisir un émérillon assez grand ( 1 ou 1/0), celui-ci, en butant cotre la base tronquée de l'olive constitue un écarteur suffisant pour que, lors des mouvements de sondée, le bas de ligne ne s'entortille pas sur le corps de ligne).
Fixé à l'agrafe de l'émérillon, un avançon de soie d'acier 2/0 ou 3/0 de
27 cm armé d'un hameçon triple N° 10.

a...A noté qu'en passant le fil dans l'anneau, une vrai sonde peut aider un débutant à ne pas oublier qu'il s'agit de sonder; c'est à dire de procéder lentement, précautionneusement.

b... En effet, un vif (dard, goujon, gardon, etc.) accroché par le nez à l'aide d'une des branches du triple traversant celui-ci transversalement, il s'agit tout simplement de "faire les bordures" (base des perrés) des haies de roseau, des parois d'herbiers, des enrochements, des remous), talon de la canne contre la hanche, pick-up ouvert et fil pincé dans la main libre, en sondant sous le scion aussi précautionneusement que si le vif était une becquée de pâte.
A condition d'insister en revenant plusieurs fois aux divers points explorés de chaque poste supposé, même un brochet engourdi de froid finit par sortir de sa réserve.
Et, à condition de libérer le fil à la moindre sensation de blocage ou de tirée, il ne reste plus qu'à lui laisser le temps d'avaler sa proie à son aise.
C'est tout simple... et ça peut-être même un peu trop si je m'en réfère aux absurdités( je pèse mes mots) que j'ai pu lire à ce sujet !

*La sondée au "mort".

Sur un crin monofil 30 ou 35/100 en provenance d'un moulinet à tambour fixe monté sur une canne à lancer mi-lourd relativement longue et raide (à titre indicatif, la mienne est une Alpha 124 CI de 2, 40 m pour un poids de 15 à 60 g), une olive courte ou une balle percée de 5 à 8 g butant contre un émérillon à agrafe.
Et, fixé à celle-ci, un avançon en soie d'acier N°3/0 ou 2/0 de 27 cm armé d'un hameçon triple N° 4.
Parce que je les voulais plus court, j'ai longtemps fait mes bas de ligne moi même... c'est à dire avant de constater que la giration de mon poisson mort passait mieux de vive à lente au bout d'un avançon relativement long (ce qui à l'avantage d'être tout prêt dans sa pochette).
Et, parce que je pensais que c'était plus sûr, j'ai été longtemps partisan de deux hameçons en tandem... c'est à dire jusqu'à ce que je m'aperçoive qu'à condition de rendre un peu la main avant de ferrer, un seul est suffisant.

*Après avoir passé l'avançon sous l'ouïe d'un poisson moyen (dard, goujon, gardon, etc, de 12 à 14 cm) et fraîchement tué afin qu'il conserve sa souplesse et l'avoir fixé à l'afrafe, piqué tout simplement une branche du triple par-dessus le dos sur le flanc opposé et juste en avant de la nageoire dorsale.
C'est tout mais ça lui donne juste le cintre qu'il faut pour qu'il virevolte à la moindre traction, ceci en signalant qu'un poisson plus gros ne virevolte pas aussi bien que ceux préconisés.
*Après avoir lancé et attendu que le mort "repose sur le fond, il suffit de récupérer par à coups successifs en veillant à en varier l'amplitude et à reprendre contact avec le fond jusqu'à la fin de la récupération pour qu'il danse une gigue à laquelle tôt ou tard, aucun brochet ne résiste.

3...La sondée à la cuillère ondulante.

*Du talon de la canne à l'avançon, même matériel que pour le "mort"; mais celui-ci remplacé par une cuillère ondulante du genre Orkla 17 ou 24 g, presque aussi bonne que lui à condition de la manoeuvrer exactement de la même façon, ce qui nécessite l'une ou l'autre des modifications suivantes:

...Comme, quand on la laisse descendre jusqu'au fond, cette cuillère atterrit toujours sur le dos (c'est à dire sur la face bombée), il suffit, soit de supprimer la branche "bass" du triple d'origine, soit de remplacer celui-ci par un hameçon double à branches en équerre et orientées vers la face creuse, pour que cet hameçon reste pointes en l'air... Et point n'est besoin de se nommer Archimède pour dire Euréka en ce qui concerne la diminution des risques d'accrochages sur les fonds caillouteux !

Ligaturée sur la hampe d'un hameçon double N° 1/0 pour mouche à saumon, une paire d'élytres en fine corde à piano relié.
Et, pointes de cette hameçon orientées comme précédemment, cela permet de faire passer une ondulante dans les eaux les plus herbues, comme c'est souvent le cas, par exemple , dans certaines reculées des lacs d'Irlande, ou il n'y a pas d'autres façons possibles d'aller y surprendre un (gros brochet... vraiment gros puisqu'il n'y a pas longtemps dans un recoin du Lough Derg, je me suis fait "pêter" un crin 45/100.

Michel Duborgel.
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papycarpiste





MessageSujet: Re: Le sandre par lui mème Jeu 07 Oct 2010, 09:34

merci pour ton article tres interessant comme d'habitude continue a nous emerveiller brova l'ami A+
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MessageSujet: Re: Le sandre par lui mème

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