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L'Art de la pêche

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"L'Arve "

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MessageSujet: "L'Arve " Dim 28 Fév 2010, 04:07

L'Arve
Une rivière prenant sa source dans la combe de la Balme,
massif du Mont- Blanc et se jetant dans le Rhône






Arve, rivière transfrontalière s'il en est, a façonné sa vallée, l'a enrichie de ses limons, a donné une force motrice à ses habitants et a été à l'origine de son rôle économique.

Malheureusement, la rivière a subi l'exploitation humaine. Extractions de gravier, rejets de la vie urbaine et industrielle, occupation sans cesse croissante de son espace l'ont fortement déstabilisée. De surcroît, le massif du Mont-Blanc - où elle prend naissance - continue son aventure géologique.

Pour sa survie, Arve s'est chenalisé, augmentant sa force et, lors de ses colères, entraînant des dégâts importants.

Les communes riveraines regroupées au sein du syndicat mixte d'aménagement de l'Arve et de ses abords (SM3A) ont pris conscience de ses problèmes. En accord avec le comité de rivière composé de tous les acteurs de l'eau, des partenaires se sont engagés dans un contrat de rivière: l'Etat français, EDF, l'ATMB,.. et le Canton de Genève, prouvant que l'environnement ne connaît pas de frontière.

Le contrat Arve, porté par des élus, a concrétisé l'engagement de toute une population pour sauver sa rivière. Des actions cohérentes s'étalent sur 10 ans pour 800 MFF. Elles portent sur la qualité de l'eau, la réhabilitation des berges et le maintien de zones inondables permettant à Arve de respirer. Après cinq années d'efforts, Arve va mieux.

La partie est-elle gagnée? Sans aucun doute: non ! Il faudra rappeler que la vigilance de chacun est indispensable pour sauver notre milieu de vie, notamment le plus fondamental: notre réserve en eau. A chacun d'entre nous d'en protéger au moins une goutte !





Origine de la rivière

L'Arve prend
sa source dans le massif du Mont Blanc, sur le versant français du col de la Balme, dont la crête délimite la frontière franco suisse. Formée d'abord par la jonction du torrent de Balme (alt. 2191 m aux sources), du torrent des Autannes (ait. 2200 m aux sources), du Nant du Carlavé, l'Arve ne prend son nom (alt. 1709 m) qu'après la rencontre du torrent de Charamillon (alt. 2160 maux sources). Les 95 km de cours sur France traversent, entre autres, les villes de Sallanches, Cluses, Bonneville et Annemasse.

L'Arve franchira encore 9 km sur territoire genevois, avant de se jeter dans le Rhône à la Jonction (ait. 370 m).




La Combe de Balme.



Le cours de l'Arve

France: Sur son haut cours, l'Arve traverse une première vallée alpine, la vallée de Chamonix, entre le massif du Mont-Blanc, avec ses glaciers suspendus et ses nombreux affluents*, et le massif des Aiguilles Rouges sur sa rive droite. Puis l'Arve traverse des gorges profondes qu'elle a creusées dans la roche pour se frayer un chemin à travers divers « bassins », petites vallées élargies où la rivière se ralentissait et s'accumulait en lacs lors de fortes crues* avant que son lit* ne soit creusé. Enfin, l'Arve traverse une longue cluse* entre le Giffre et Bonneville pour aller s'étirer ensuite vers une plaine qui la conduira à Genève en traversant toutefois une dernière petite gorge à la hauteur d'Arthaz.

Genève: l'Arve est le second cours d'eau d'importance sur le canton, après le Rhône. De caractère torrentiel (crues brutales), elle charrie un important volume de limon*, ce qui lui donne cette couleur caractéristique des rivières de montagne.

Lors des vidanges du Rhône (une fois tous les trois ans), quand les vannes de Verbois sont largement ouvertes, on peut juger de l'importance des dépôts dus principalement à l'Arve. Le Rhône, lui, ressort calmement du lac Léman sans charriage important.





Richesses naturelles


LA FAUNE

France:
dans la vallée de l'Arve, on peut reconnaître trois grands types d'habitat pour la faune terrestre:

- le lit* majeur de la rivière,

- la forêt rivulaire*,

- les zones de divagations, ripisylves* et les milieux humides.

les dernières observations de la loutre ont été faites en 1981, à la confluence* de l'Arve et du Bronze.

Le castor, réintroduit, fréquente les berges de la plaine de Passy où cohabitent tant la faune terrestre: sanglier, chevreuil, lapin que la gente ailée: colvert, oie, cormoran. le héron cendré s'est répandu sur tout le cours de la rivière et particulièrement dans les gravières de la cluse* de l'Arve.
[/i]




Oie cendrée



Genève:
jusqu'au début de ce siècle, les berges de l'Arve abritaient encore des loutres. On a retrouvé à cette époque des « cattiches » (nid de loutres) dans les zones où le courant est plus faible, juste en amont de barrages. Entre 1945 et 1950, deux loutres ont été plusieurs fois observées en amont du pont du Val-d'Arve, mais celles-ci, trop sensibles à la présence de l'homme, ont disparu de nos rives.

A ce jour, ce sont les castors qui colonisent le cours d'eau. Suite à des lâchers en France voisine, les castors se sont progressivement rapprochés des villes. L'île Brocher - à la hauteur du service des automobiles - est d'ailleurs surnommée « l'île aux castors ». Chaque année, on peut observer la naissance de petits en se promenant à la tombée de la nuit sur le pont du Val-d'Arve ou en se levant tôt, mais il faut rester très discret pour avoir la chance de les apercevoir. De jour, on peut observer leurs empreintes et des traces de leur présence par des troncs rongés ou coupés. Il n'y a pas, à proprement parler, d'animaux spécifiques des bords de l'Arve, mais le joli petit muscardin peut y être observé.




[i]






Le canard colvert se cache volontiers sous les feuillages bas après un vol rapide au-dessus du courant. On en trouve plusieurs autres espèces, ainsi que des cygnes, en marchant discrètement sur les sentiers qui bordent la rivière.





Poissons




France: avec sa température maximum de 15° l'Arve favorise le développement de la truite fario, le chabot, le vairon et la truite arc en-ciel principalement des sources jusqu'à Cluses. En aval s'ajouteront la loche franche, le goujon, le chevesne, le blageon, le spirlin, le barbeau fluviatile, l'ombre commun (dans le cours inférieur) espèce protégée, en régression, qu'il convient de favoriser, et un carnassier: la perche. Localement se trouvent des cyprinidés* et autres familles d'eau calme tels que le gardon reconnaissable à ses yeux rouges alors que le rotengle, lui, a les yeux jaunes et enfin la tanche. Le poisson-chat est un intrus importé d'Amérique du nord, qui modifie l'équilibre de la faune indigène.



Genève: le peuplement piscicole* de l'Arve est essentiellement composé de truites fario et, dans une faible mesure, d'ombres; quelques espèces les accompagnent suivant les secteurs, telles que le spirlin, le gardon, la loche, le chabot, etc.

Dans le secteur aval de son cours genevois, compris entre le barrage de Vessy et la confluence avec le Rhône, on peut trouver des espèces qui, peuplant le fleuve, migrent dans ce tronçon de manière temporaire, par exemple pour s'y reproduire. C'est le cas de la truite lacustre qui, descendant du lac dans le Rhône, remonte ensuite dans l'Arve pour frayer dans le lit* de la rivière ou dans les affluents.



LA FLORE

France: la végétation de la vallée alluviale* de l'Arve est caractérisée par la cohabitation de trois séries évolutives de végétation, dont la distinction n'est pas toujours aisée.

Dans la série de l'aulne blanc, on peut ainsi trouver des espèces comme la linaire alpine, entre autres dans le secteur Contamine Scientrier - Arenthon à Vougy, au niveau du Nanty. Dans la vallée de Chamonix, les caractéristiques du bassin versant*, les conditions climatiques plus rudes liées à une altitude plus élevée, favorisent une végétation rivulaire à aulnes blancs assez particulière, tant sur le plan de son développement que de sa composition floristique:

- les milieux alluviaux* sont, dans la plupart des cas, réduits à des boisements galerie relativement étroits;

- du fait de l'altitude, certaines espèces typiquement collinéennes disparaissent (troëne, fusain, cornouiller), alors que d'autres, plus montagnardes, sont présentes (framboisier, érable sycomore, saule à grandes feuilles, épicéa).

La série de l'aulne glutineux occupe des secteurs humides d'alluvions fines (sols limono-argileux) qui peuvent développer des conditions asphyxiantes (mauvais drainage, nappe peu circulante mal oxygénée). Cette série regroupe des zones colonisées par le roseau, où la nappe est très proche de la surface (marais du Pont Neuf). La colonisation arbustive est marquée par l'avancée du saule cendré qui revêt une forme en boule assez caractéristique des zones marécageuses à carex et à jonc. Elles peuvent présenter une flore intéressante (orchidées) ainsi que des zones de petits bois d'aulnes glutineux.







Notons toutefois un arbuste qui mérite une mention particulière: le saule faux daphné ou saule noir (espèce protégée). On le trouve dans de nombreux secteurs tout au long de l' Arve (vallée de Chamonix, lacs des Ilettes sur Sallanches, confluent* Arve-Giffre, plaine de Contamine...). Il est reconnaissable surtout en hiver, où ses rameaux couverts d'une pruine bleutée sont facilement repérables. Cette espèce relativement rare est protégée au plan national par l'arrêté ministériel français du 20 janvier 1982.

Genève: sur les rives genevoises de l'Arve il n'y a pas d'espèces particulières.



Découverte du site



L'Arve pénètre dans la zone urbaine de Genève.



France: Le cheminement piétonnier au long de l'Arve permet de rapprocher les communes inscrites dans le contrat de rivières de la vallée. Un but fédérateur donne la possibilité à la population de se réapproprier les berges et de mieux connaître cette rivière. En effet, ses berges, peu accessibles, étaient peu fréquentées. La création d'un sentier est un moyen de faire découvrir aux riverains les richesses naturelles de la rivière et de les sensibiliser au respect de ces milieux. Par ailleurs, l'Arve, par ses inondations, créait, jusqu'à ces dernières décennies, des zones d'insalubrité qui ont porté préjudice au développement de la vallée. Une meilleure maîtrise de ses flots, parfois capricieux, permet désormais de considérer autrement cette rivière.



Généralités



Statut du cours d'eau

France: L'Arve est un cours d'eau privé depuis ses sources jusqu'au Bonnant (sur un peu plus de 30 km), puis devient un cours d'eau domanial de la confluence* du Bonnant jusqu'à la frontière suisse (sur environ 65 km). La police de l'eau de l'Arve est gérée par les services de l'Etat de la Direction Départementale de l'Equipement (D.D.E.)

Genève: cantonal sur tout son cours.

Communes limitrophes du cours d'eau (d'amont en aval)

France: Chamonix, les Houches, Servoz, Passy, Domancy, Sallanches, Magland, Cluses, Scionzier, Marnaz, Thyez, Marignier, Ayse, Bonneville, Saint-Pierre-en Faucigny, Reignier, Monnetier Mornex, Vétraz-Monthoux, Annemasse, Etrembières, Gaillard.

Genève: Veyrier, Thônex, Chêne Bougeries, Genève, Carouge.



Surface du bassin versant*

Son bassin versant est de 1976 km2, dont 80 km2 en Suisse. Il faut signaler que le 6,1% du bassin versant français est composé de glaciers (121 km2).



Longueur du cours

104 km dont 95 km en Haute-Savoie et 9 km sur Genève, de la frontière à la confluence* du Rhône.



Aménagements

France: l'Arve, difficilement maîtrisable lors de ses crues*, a été endiguée sur plusieurs sections de son cours au XIX" siècle.

Genève: l'endiguement* aurait débuté dès le XIII" siècle (1260) aux environs de Plainpalais.

Puis, au cours du XVII" siècle, des murets ont été construits sur les berges pour endiguer* le cours de l'Arve.

Au XVIII" siècle les travaux deviennent plus sérieux et résistent déjà aux déchaînements de la nature.

Des digues furent construites le long des berges dès 1740, pour que le Val d'Arve puisse recevoir des industries.



Débit *

A Sallanches: 27,5 m3/s

A Bonneville: 45,2 m3/s

A Genève: 79 m3/s

Débit* médian à Genève: 67 m3/s



Débit de crue*

A Sallanches: bisannuel = 190 m3/s, 10 ans = 290 m3/s, 100 ans = 430 m3/s

A Bonneville: bisannuel = 380 m3/s, 10 ans = 570 m3/s, 100 ans = 800 m3/s

A Genève: bisannuel = 520 m3/s, 10 ans = 700 m3/s, 100 ans = 1000 m3/s



Débit d'étiage* (Q347)

A Genève: 20,4 m3/s



Régime*

On peut considérer 3 zones:

- la haute Arve de la vallée de Chamonix, fortement marquée par l'influence de la haute montagne enneigée annuellement et par la forte pente des versants;

- le bassin de Sallanches, ou le caractère glaciaire de la rivière est fortement atténué par ses affluents;

- l'Arve à Genève, caractérisée par un régime* complexe où les écoulements abondants et les variations saisonnières de grande amplitude reflètent les influences multiples de chacune des parties du bassin versant.

Cette rivière franco-suisse est la seule sur le canton de Genève à représenter un caractère glaciaire et torrentiel (fortes crues).



Affluents* principaux

France: l'Arveyron d'Argentière, l'Arveyron de la Mer de Glace, la Creuze, la Diosaz, le Bonnant, la Sallanches, le Nant de Dière, le Foron du Reposoir, le Giffre, le Borne, la Menoge, le Foron.

Genève: la Seymazet l'Aire.










L'Arve en crue.



Une rivière en danger

Depuis les années 50, l'extraction de millions de tonnes de gravier et de sable du fond de l'Arve, utilisés pour diverses constructions, a approfondi, par endroits, le lit* de la rivière d'une dizaine de mètres. La vitesse du courant s'est accélérée.

Une étude de diagnostic faite en 1988 a montré que l'approfondissement du lit de la rivière isolait l'Arve de sa plaine alluviale* sur 75 % de son cours.

Mal considérée par certains de ses riverains dans les zones urbaines et suburbaines, des déchets de toutes sortes sont fréquemment jetés sur les rives et dans le cours de la rivière. Dans le cadre du contrat de rivières, une campagne de sensibilisation réalisée par la FRAPNA1, dénommée « Arve m'a dit... », s'adresse aux enfants des écoles primaires afin qu'ils considèrent l'Arve autrement.



1. Fédération Rhône-Alpe de Protection de la Nature.






Préhistoire

Lors des dernières glaciations (Riss, Würm), le cours de l'Arve a emprunté le chemin qui lui était le plus facile. A Genève, elle rejoignait, il y a une dizaine de milliers d'années, le Rhône aux environs de Chancy1. Par la suite elle changea souvent de lit*, dessinant en particulier une grande boucle, créant la plaine de la Praille. Elle creusa son cours en provoquant la formation de falaises du côté de Champel.

Dans les derniers milliers d'années qui nous précèdent, le cours de l'Arve, sur le canton de Genève, s'est forgé au gré des crues*.

1. Voir« Histoire de Genève ». A. Julien Editeur. 1951-1956. vol.1. Genève



Sur le plan humain, on a retrouvé des pierres à bassin à Chamonix, aux Houches, des vestiges néolithiques et du mobilier de l'Age du Bronze vers Saint-Pierre-en Faucigny à Bonneville, de lapoterie à Vétraz-Montoux et un dépôt de l'Age du Bronze à Annemasse.



Histoire

France: C'est au XVIII" siècle que les travaux d'endiguement de l'Arve débutent réellement, à l'initiative du gouvernement Sarde, par un vaste programme de corrections de la rivière. Jusqu'à cette époque, les riverains subissaient les assauts de l'eau à chaque crue* qui emportait ponts, maisons et berges, modifiant son cours et le paysage ripisylve* .

On dispose de peu de documentation sur les travaux effectués pendant la première moitié du XIXe siècle. 30 kilomètres de digues furent construites entre 1824 et 1870. Ce fut avec la construction de l'autoroute Blanche au début des années 1970 que l'on multiplia les protections et que l'on réalisa de nombreuses rectifications des berges.

Genève: à l'époque romaine, la plaine de Plainpalais n'était qu'une île, l'ensemble du quartier de la Jonction n'était qu'îlots aléatoires perdus au milieu des flots. On sait qu'à cette époque Jules César fit déjà construire un pont sur l'Arve afin de suivre la fuite des Helvètes vers la Gaule sur la berge sud du Rhône. A l'angle du chemin de la Roseraie et des Crêts-de-Champel se trouvait autrefois une construction, probablement romaine, qu'on appelait l'Arc (arcus). Blavignac2 y voyait la tête du pont romain qui a existé dans ces parages. Au XVe siècle, le pont se trouvait à la hauteur de la rue du Cheval-Blanc.

2. Jean-Daniel Blavignac. architecte, 1817-1876.



L'histoire nous a conservé l'état des droits de pontonnage établis au temps de l'épiscopat d'Aymon du Quart (1304-1311) et que devaient acquitter les marchands traversant le pont. On payait un denier pour chaque bête chargée de denrées, excepté sur le blé. Le bétail était exempt, à moins qu'il ne fût destiné à la revente hors du diocèse. Les bourgeois de Genève et ceux de Cruseilles ne payaient pas de droits. Il en était de même pour les bourgeois de Rumilly, mais à charge pour eux, en cas de reconstruction totale ou partielle du pont, d'entretenir à leur frais, sur le lieu des travaux, un bœuf pour le transport des matériaux. Les habitants des terres situées au « midi jusqu'à la rivières des Usses » (c'est-à-dire tout le massif du Mont-de-Sion jusqu'à Frangy) étaient exempts de droits à condition de payer un abonnement dont la redevance s'élevait à un denier par an.

Ce pont, détruit par la rivière en 1385, fut remplacé par un bac et ne put être reconstruit que vingt-cinq ans plus tard.

Au Moyen Age, l'Arve passait au milieu de la Genève d'alors, y entrant par l'actuelle place Neuve et se divisant en une multitude de bras qui se modifièrent au cours des ans selon l'état des crues*.

Le 28 juin 1483 le secrétaire d'Etat inscrit dans le Registre du Conseil: «On travaille à conserver Plainpalais contre l'eau de l'Arve ». C'est laplus ancienne mention que l'on trouve dans ces Registres concernant les travaux de l'Arve.






Vue de la ville et de la plaine de Carouge. du chemin de Very et du cours de l'Arve.

Aquarelle de C. G. Geissler. 1799. document BPU Genève.



Durant tout le XVII' siècle, l'Arve servit au transport d'importantes quantités de bois savoyards destinés à Genève; ces bois flottants étaient recueillis à Carouge où chaque année 3000 stères s'entassaient sur une place.

Des marchandises même, principalement des produits agricoles et minéraliers, étaient embarquées sur des radeaux conduits jusqu'à Genève par d'habiles nautoniers.

Ce trafic dura jusqu'au milieu du XIX' siècle (en 1844, c'est par un batelier de l'Arve que fut connu l'effroyable incendie qui détruisit Sallanches). Il fut anéanti à la suite de l'amélioration des voies routières et par le chemin de fer.

Jadis, l'Arve était une véritable frontière entre Carouge et laRépublique de Genève, c'est au XVIIIe siècle que la cité sarde fut construite.

Aujourd'hui, à part quelques pontons utilisés localement, on ne voit plus que des pirogues ou des canoës pilotés par des sportifs descendre le cours de la rivière.



Les bains de l'Arve

L'établissement hydrothérapique de Champel situé au bas du plateau, sur les bords de l'Arve, s'ouvrit en 1874. Une dérivation de la rivière alimentait une turbine qui mettait en mouvement trois pompes élevant l'eau dans des piscines et dans des réservoirs. Au sous-sol des bâtiments, deux chaudières servaient à réchauffer l'eau, les bains de vapeur, le bain turc, la salle d'inhalation, la salle de gymnastique et le jardin d'hiver.





Travaux sur l'Arve à Genève

1733: reconstruction du pont d'Arve après une crue.

1874: le quai d'Arve (devenu le quai des Casernes puis Ernest Ansermet) est construit pour protéger les casernes.

1876: la Ville de Genève construit le quai des Abattoirs en même temps que les Abattoirs, qui se trouvaient vers le pont de Saint Georges.

1888: crue importante qui fut le point de départ de la correction générale de l'Arve et se poursuivit jusqu'à nos jours.

1889: travaux sur la rive gauche pour construire le quai du Cheval Blanc. Protection en enrochements au pied du mur de quai ainsi que lapose de limnimètres* qu'on retrouve encore contre certains ponts. Le lit est réduit à une largeur de septante-cinq mètres, les bords sont rehaussés avec d'imposants murs, des voies de circulation sont créées le long de l'Arve. C'est aussi l'assainissement des quartiers en plein développement, tel Plainpalais.

1899: le quai de Champel (actuellement quai Capo-d'Istria) est réalisé.

1901: construction du quai du Midi (actuellement quai Charles-Page).

1954: importants travaux pour rétablir la digue Raichlen (près du pont de Carouge).

1955: construction des épis reliés à des gabions pour protéger une série d'habitations et une clinique entre les Crêts-de-Champel et les Crêts-de-Florissant; création de drainages profonds, de tranchées drainantes et de cunettes* pour l'assainissement du versant.

1957: pour permettre une surveillance des rives de l'Arve, une centaine de profils en travers ont été relevés.

1965: un mur en béton armé avec un revêtement en granit est construit contre le pont de Carouge, sur la rive gauche, d'une longueur de cent mètres.







Retenue d'eau et seuil en amont de la station de Vessy,

1966: nouveaux travaux de protection entre le pont de Carouge et le pont du Val-d'Arve. On protège la berge sur trois cents mètres avec des gabions, en amont du pont de la Fontenette, sur la rive gauche. En limite du lit majeur, une digue en terre est construite.

1981: après une série de trois crues du 11 au 15 octobre, la digue Defer (ou digue de la Fontenette) est détruite par la force de l'eau. Elle sera reconstruite en amont.

1987: le pont de Carouge est relié, selon le projet Legler, au mur construit en 1965. Cet ouvrage mesure 7 mètres: c'est donc sur cette courte distance que s'achève l'ambitieux projet de correction de l'Arve initié en 1888.



Canaux

1784: un premier canal est aména gé, il partait du stade de football actuel de Carouge pour rejoindre l'Arve, 125 m plus loin, à la hauteur de la plage de« Noie-tes-Puces »1.

1809: Napoléon autorisa la construction du canal du Val d'Arve ou canal de la Fontenette, dont la prise d'eau se trouve en aval du pont du Val-d'Arve; il avait 780 mètres de long et permit l'installation de nombreuses industries.

1874: un petit canal «de la digue des camps» fut reconstruit et prolongé.

1950: les minoteries de Carouge édifièrent, à leurs frais, une nouvelle digue entre la pointe amont de l'île Brocher et la rive droite de l'Arve.

1963: pour les besoins du centre sportis, le canal de la Fontenette fut comblé.

1. Ce nom provient de la dérision d'une inscription "NTP" faite sur un roc durant le règne de Napoléon et qui signifie en réalité "Napoléon travaux publics" (Paul Maeky. "Souvenir d'un gamin de Carouge". Ed. Slatkine, Genève 1999).



Etat actuel

État du lit* et des berges

Jusqu'au début des années 50, les bras instables de la rivière divaguaient entre des bancs de galets très mobiles et changeant lors de chaque crue*. Dès les premières extractions massives de sable et de gravier du lit*, larivière a perdu, en quelques années, ses caractéristiques de cours d'eau tressé aux bras larges et plats. Les bras multiples ont disparu au profit d'un cours unique étroit et profond. Les écoulements se sont concentrés progressivement avec le développement de l'incision, comme le montre le changement spectaculaire des différentes largeurs moyennes de l'Arve, qui sont passées dans le bassin de Cluses, de 300 à 500 m en 1936 à 120 m en 1970, pour finalement se réduire à 50 m en 1984.

Jusqu'au XVIIIe siècle l'Arve modelait ses rives au gré des crues*, depuis les dernières constructions des digues et des quais (XIXe) son cours est resté stable.



Occupation des sols

France: Dès 1820, l'endiguement de l'Arve, plus particulièrement aux abords des villes, a permis une occupation du sol de plus en plus intense en bordure de rivière.

Certains secteurs de la vallée voient l'occupation du sol essentiellement axée sur le bâti: habitations ou bâtiments industriels (d'importantes zones d'activités se sont installées dans les zones plates de la vallée qui constituaient les anciennes zones d'épandage de crues* de la rivière).



Activité agricole

France: Entre les zones urbanisées, le sol est occupé par des boisements de fond de vallée, souvent placés à proximité de la rivière. L'agriculture occupe le reste de l'espace laissé par les zones urbanisées et les boisements du fond de vallée.

Genève: sur les premiers kilomètres principalement des forêts, quelques cultures puis l'urbanisation.



Activité industrielle

France: d'importantes zones d'activités se sont installées dans les zones plates de la vallée qui constituent les anciennes zones d'épandage de crues* de la rivière. Industries agro-alimentaires: fromagerie, porcherie. Autres industries: fabrique de piolets à Chamonix, décolletage, traitement de surface.

Genève: la présence du courant utilisé comme force hydraulique, au début de l'ère industrielle, a permis l'installation d'industries sur les rives de Carouge: corderie, minoterie, horlogerie (boîtiers et verres de montre), et artisanat divers. Beaucoup ont arrêté leur activité, certaines ont grandi dans de larges proportions.



Bassin versant*

France: le bassin versant français représente le drainage de toute la partie nord du massif du Mont Blanc. Lasurface est considérable (1976 km2), ce qui permet de comprendre la force des crues* en période d'orages ou de fonte subite des neiges par une forte variation de température, parfois encore suivie de pluie.

Genève: les proportions sont largement plus réduites puisque le bassin versant ne représente «que» 121 km2 avec les bassins du Foron, de la Seymaz et de l'Aire.





En aval du Pont de Carouge.



Paysage

France: les grandes unités paysagères se présentent comme une succession de bassins et de rétrécissements. Le principe se retrouve sur la quasi-totalité du cours de l'Arve, mais avec des caractéristiques propres bien marquées d'un espace à l'autre.

. La haute vallée: Chamonix.

. Les gorges: entre les Houches et Chedde, au niveau d'Arthaz et Reignier.

. Les cluses*: entre Sallanchres, et Cluses et entre le Giffre et Bonneville.

. Les bassins: de Sallanches, de Cluses, de Gaillard.

. La plaine: dans le pays Rochois; entre Bonneville et le Pont de Bellecombe.

Genève: Le cours de l'Arve traverse une zone de campagne tranquille avant de s'enfoncer dans un urbanisme envahissant entre Carouge et Genève. Ce n'est que peu après sa confluence* avec le Rhône que la nature reprend un peu ses droits.



Crues*

France: du début de l'ère chrétienne jusqu'au XIIIe siècle les éboulements des Fiz (lieu-dit) créent un lac de 3 km à Servoz. Ecoulement par le Chatelard. Rupture et destruction de Saint-Denis.

Chaque décennie, jusqu'à nos jours, a été marquée de crues plus ou moins importantes. Parmi les plus violentes: 1401, qui détruisit Bonneville, 1733, qui emporta tous les ponts bâtis sur la rivière, 1778, 1787, 1825 qui se ressemblèrent en volume d'eau, et enfin 1852, 1888 et 1895 qui firent bien des dégâts dans les villes bordières.

Genève: l'Arve est toujours capable de violences redoutables et il n'est pas rare, du haut du pont de Carouge, d'y voir passer des troncs d'arbres et des buissons arrachés à ses rives, de même que flottent parfois aussi cageots, légumes et fruits enlevés aux cultures maraîchères voisines de ses bords.

Les anciennes crues sont repérées le plus souvent lorsqu'il est nécessaire de reconstruire les ponts et les passerelles sur le cours de l'Arve, ou quand les bâtiments disparaissent dans les flots sur la rive carougeoise (en 1733). La crue de 1888 de 1136 m3/s déclencha le projet de correction générale de l'Arve, avec la subvention de la Confédération, moyen pour rattacher le canton à la jeune moderne Confédération.

Au XXe siècle, l'Arve continue de préoccuper ses riverains. Ainsi doit-on déplorer des inondations notables le 14 avril 1970, le 1" juillet 1974 et les 22 et 23 mai 1980.

En 1981 les crues firent éclater la digue de la Fontenette, entraînant la construction d'un seuil, en plusieurs étapes, décalé vers l'amont. De nos jours, la passerelle des Vernets est fermée lors de fortes crues afin d'éviter tout accident possible par les gros arbres, charriés par les flots, qui viendraient percuter les piliers de soutènement.







L'Arve en crue.



Hydrogéologie

[i]Genève:
entre le pont de Sierne et le pont de la Fontenette à Carouge, une partie des eaux de l'Arve s'infiltre à travers son lit*. La rivière constitue ainsi une contribution importante à l'alimentation dela nappe d'eau souterraine du Genevois (ou aussi appelée nappe de l'Arve). Cette nappe est utilisée pour l'alimentation en eau potable du canton.

A la suite d'une surexploitation dans les années soixante ayant entraîné un abaissement conséquent du niveau de la nappe, une station de réalimentation artificielle a été construite à Vessy en bordure de l'Arve. L'eau de la rivière est captée par une prise d'eau puis dessablée, floculée, filtrée et désinfectée. Elle est ensuite infiltrée dans le sous sol par l'intermédiaire d'un réseau de tuyaux perforés situés dans la zone non saturée du terrain. Un laboratoire automatique en amont de la prise d'eau permet de détecter les éventuelles pollutions de l'Arve. La station de réalimentation, mise en service en 1980, permet un apport artificiel d'environ 8 millions de mètres cubes d'eau par an.










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MessageSujet: "L'Arve " Dim 28 Fév 2010, 04:13



Qualité globale



Qualité* physico-chimique des eaux

France: l'objectif de qualité des eaux de l'Arve fixé au Contrat de rivières est de gagner une classe de qualité sur la base de la DBO5*, ce qui donne:



Secteur DBO5

Sources - STEP Chamonix - les Houches 1A

STEP - Chamonix - les Houches - Pont d'Oex 1B

Pont d'Oex - Cluses 1A

Cluses - confluence Giffre 1B

Aval du Giffre 1A



Ces objectifs de qualité reprennent ceux élaborés pour le département de la Haute-Savoie en 1986, excepté pour le tronçon « station d'épuration de Chamonix - les Houches / le Pont d'Oex » pour lequel on propose le passage de la classe 2 à laclasse 1 B pour être en cohérence avec les finalités du Contrat de Rivière.

L'objectif retenu pour 2005 est de ne pas dépasser laconcentration de 1 mg NH4* par litre sur tout le linéaire du cours d'eau, teneur inférieure au seuil de toxicité pour les salmonidés dans les conditions propres à l'Arve.

En Suisse, la qualité des eaux est jugée en fonction des objectifs fixés dans l'ODEU* :



Objectifs ODEU*

respectés dans plus de 10 échantillons sur 12:



Secteur
DB05*
COD*
NH4+*
N03-*

Gaillard
oui
non
oui
oui

Jonction
oui
oui
oui
oui


Pollution chimique

indice de pollution chimique IPC*:



Secteur
Pollution
Paramètres déclassants

Gaillard
faible
DB05, NH4+, Psol*

Jonction
faible
DB05, NH4+, Psol*




Qualité biologique* globale

Station qualité

Sierne médiocre

Vernets médiocre



Ce tableau est l'expression de l'influence défavorable des grandes variations de débit et de lateneur en fines*.





Qualité sanitaire*

Genève: l'Arve est impropre à la baignade.



Qualité piscicole*

France: la situation piscicole actuelle se calque sur celle de la qualité de l'eau et des habitats. La fréquentation halieutique* est modeste en général et surtout développée dans les secteurs Sallanches - Cluses, Etrembières Gaillard et aux principales confluences*.

Genève: dans la première moitié du XXe siècle, l'Arve abritait une population très importante d'ombres; celle-ci n'est plus aujourd'hui qu'une relique. Le rendement de la pêche des truites fario ne cesse de baisser depuis plusieurs années et se situe actuellement à un niveau très bas par rapport à la taille de cette rivière.

Actuellement, le barrage de Vessy est un obstacle à la migration et il devrait être aménagé pour permettre aux poissons d'atteindre des tronçons situés plus en amont.

Les affluents sont très importants pour permettre la reproduction et le grossissement des juvéniles d'espèces piscicoles* peuplant l'Arve. Plusieurs de ces cours d'eau, situés en France, sont en restauration; cela devrait améliorer la situation dans un premier temps, en attendant que le cours de l'Arve lui même soit revitalisé

Altération et assainissement



PRINCIPALES SOURCES D'ALTÉRATION



Pollution d'origines agricole et maraîchère

France: l'essentiel de lapollution organique d'origine industrielle (environ l'équivalent* de 51.000habitants) émane des industries agro-alimentaires représentées principalement par des fromageries-laiteries et des porcheries. Ces deux activités étant souvent associées.

Genève: néant



Rejets de stations. d'épuration (STEP)

France: la charge durant la période hivernale, sur l'ensemble du bassin versant*, avoisine l'équivalent* de 450'000 habitants (y compris la population industrielle) dont environ 400'000 dans les communes riveraines et assimilées. Ce pic coïncide avec les débits d'étiage* de l'Arve et entraîne des problèmes de qualité des eaux.

La charge durant la période estivale est plus importante mais coïncide avec des débits plus soutenus qui atténuent l'impact des rejets.

Genève: exutoire de la STEP* de la Villette (capacité nominale équivalente* à 50.000 habitants*)



Déversoirs* d'orage

Genève: dans les zones de construction encore assainies en régime* unitaire, on dénombre les ouvrages suivants:

- Commune de Veyrier: 7 déversoirs et 1 trop-plein de station de pompage

- Commune de Carouge: 5 déversoirs;

- Commune de Chêne-Bougeries: 3 déversoirs;

- Ville de Genève: 12 déversoirs (réglés pour fonctionner comme trop-plein de sécurité),

soit un total de 28 points de pollution potentielle.



ETAT DE L'ASSAINISSEMENT



Réseau d'égouts

France: les réseaux de collecte sont en majorité de type unitaire - drainant - et pseudo-séparatif*. Par ailleurs, le raccordement parfois intempestif d'industriels sur le réseau public d'assainissement (R.P.A.) peut porter préjudice au bon fonctionnement des unités (STEP*).

Genève: réseau séparatif* existant dans les zones de construction des bassins concernés pour les communes de Veyrier (80%), Carouge (50%), Chêne-Bougeries (50%) et la Ville de Genève (30%).



Stations* d'épuration (STEP) *

France: sur l'ensemble du bassin versant, le taux de raccordement est déficitaire et correspond à 70% de la population de pointe hivernale et à 83% de la capacité nominale disponible, ce qui signifie que de nombreuses STEP fonctionnent seulement sur une partie de leur capacité. Notons principalement les STEP de Chamonix, Les Houches, Servoz, Passy, Sallanches, Arâches, Magland, Cluses, Scionzier, Marnaz, Thiez, Marignier, Vougy, Saint Pierre-en-Faucigny, Ayze, Bonneville, Arenthon, Scientrier, Contamine-sur-Arve, Nangy, Reignier, SIA de Bellecombe, Arthaz PND, Vetraz-Monthoux, Monnetier Mornex, Etrembières et Gaillard Annemasse.

Genève: STEP de la Villette (commune de Thônex).



Habitants dans le bassin versant*

France: région très touristique (en moyenne sur l'année, environ 450000 habitants).

Genève: pour la STEP* de la Villette, la population raccordée est d'environ 38 600 habitants, sise sur les territoires respectifs des communes de Chêne-Bougeries, Chêne-Bourg, Choulex, Cologny, Gy, Jussy, Meinier, Presinge, Puplinge, Thônex, Vandoeuvres et Veyrier. Le solde du nombre d'habitants du bassin versant* concerné est raccordé sur la STEP* d'Aïre dont l'exutoire est le Rhône.



Assainissement individuel et collectif privé

Genève: la presque totalité des habitants du bassin versant est raccordée aux stations d'épuration de la Villette ou d'Aïre. Quelques habitations isolées, qui ne sont pas raccordées, disposent de leur propre installation de traitement.







Les chutes du quai du Cheval Blanc à Genève.



Résumé des actions

et mesures de revalorisation proposées



France: l'Arve était déjà endiguée au XIX. siècle sur plusieurs sections de son cours; toutefois, elle conservait des latitudes de divagation et de submersion d'un lit* majeur important qui conditionnaient l'ensemble de l'équilibre biologique, morphologique et socio-économique de la vallée de l'Arve.

Dès lors, plusieurs problèmes sont apparus, et persistent.

Suite à ces difficultés, et à partir des années 1980, les responsables locaux ont pris conscience des corrections nécessaires à entreprendre.

Le contrat de rivières Arve, signé en 1995 pour une durée de 10 ans, s'est déterminé les objectifs suivants afin de retrouver des conditions de fonctionnement plus naturelles pour la rivière:

- Redonner à l'Arve un espace de liberté tout en assurant la protection des personnes et des biens vis-à-vis des risques engendrés par le cours d'eau.

- Préserver et valoriser le milieu naturel en harmonisant l'occupation des espaces riverains, en facilitant les accès et les circulations le long de l'Arve pour la population, et en traitant la végétation.

- Améliorer la qualité de l'eau et lutter contre la pollution. Mettre en place une structure pour l'entretien des ouvrages restaurés.

- Sensibiliser la population à la bonne gestion de son patrimoine naturel.

l'ensemble des actions prévues, même si par leur nature sont très différentes, s'inscrit dans une logique cohérente qui vise à mettre l'Arve dans une configuration satisfaisante tant pour la qualité de l'eau que pour sa biodiversité où son aspect paysager.

Le canton de Genève s'étant associé à cette démarche, le périmètre de certaines études de base a été étendu au territoire genevois.



ACTIONS PERMANENTES



Mesures de revalorisation prioritaires

France; la poursuite de l'étude pour limiter l'enfoncement du lit*, garantir la sécurité des personnes et des biens, gérer la végétation des rives, protéger les berges érodées, aménager des zones de divagation et définir les risques d'inondation.

Genève:

- entretien des équipements publics et privés de collectes des eaux,

- poursuite de l'équipement en collecteur séparatif* dans les zones de constructions encore équipées de régime* unitaire, améliorer la diversité des milieux liés au cours d'eau, renforcer les zones instables et valoriser les abords du cours d'eau.



MESURES COMPLÉMENTAIRES



Plan d'action

France: aux sources « Les Posettes », travaux en cours: 800 m de dérivation de l'Arve, pour sécuriser le village du Tour, protéger la rivière du glissement de la montagne des Posettes, lui redonner sa vraie couleur et sa qualité originelle.

La mise en place de seuils, sur tout le cours de l'Arve, devrait remédier à la dénaturation du lit* de la rivière due aux prélèvements de sable et de gravier et régulariser le cours de l'Arve.

Genève: revaloriser les bâtiments de l'ancienne station de pompage de la défunte Société des Eaux d'Arve à Vessy, restaurer et entretenir le lit* et les berges, préserver le cordon boisé.



Cette fiche-rivière a été élaborée par

le Département de l'intérieur, de l'agriculture,

de l'environnement et de l'énergie. (DIAE),

en particulier avec les collaborations suivantes:

- Cellule Renaturation des cours d'eau et des rives

- Cellule paysage

- Service cantonal d'écotoxicologie (Ecotox)

- Service Inf-eau-déchets

- Service des forêts, de la protection de la nature et du paysage (SFPNP)

- Service cantonal de géologie

- Service du lac et des cours d'eau

- Service des contrôles de l'assainissement

- Muséum d'histoire naturelle

- Bibliothèque Publique et Universitaire (BPU)

- Syndicat Mixte d'Aménagement de l'Arve et de ses Abords (SM3A)

- La Direction départementale de l'Agriculture et des Forêts de Haute-Savoie

Photographies: Ecotox, SFPNP, René Wulser,

Photographies de plantes et d'insectes; B. & A. Jetzer

Dessins: René Wulser.Dessins de poissons tirés de l'ouvrage de M. Lunel,

avec l'aimable autorisation du Muséum d'histoire naturelle.

Aquarelle de C.G. Geissler, 1799 (BPU)

Graphisme: La virgule de Polo, Genève





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MessageSujet: "L'Arve " Mar 02 Mar 2010, 13:38

Voici quelques images de ce somptueux cours d'eau alpin





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